Accueil

chronique

Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 15:53
Cette semaine, grande nouvelle: nous allons être grand-parents! En effet, Guillaume et Édith nous ont annoncé qu'ils étaient enceints d'un petit probablement conçu à Kuujuarapik dans le Grand Nord. Il a déjà visité, dans le ventre de sa maman, le Costa Rica, dont ils sont revenus cette semaine. Retraité et grand-père... Ça va ensemble mais je croyais pas que ça coïnciderait autant... J'ai bien hâte de voir ce petit bout de chou et de redevenir jeune parent pour un instant. Faudra apprendre le rôle de GP, mais je ne crois pas que ce sera très difficile.

Décembre, c'est aussi, pour moi, un peu le mois des dernières. Dernière réunion de ci, dernière rencontre de ça, cadeau de retraite par ci cadeau de retraite par là... J'ai eu droit à un bel hommage de la part des cadres du Collège. Bon, c'est Suzanne, ma vieille complice, qui avait écrit le texte qui ne venait donc pas de tous, mais j'ose espérer qu'il était partagé par ceux qui l'écoutaient. Ça m'a ému beaucoup. Je ne m'attendais pas à me sentir comme ça. Être ému, oui, mais avant le petit hommage, j'aurais voulu être ailleurs. J'étais un peu déboussolé. C'est vrai qu'on ne prend pas sa retraite tous les jours et qu'on ne peut pas devenir blasé par les hommages de départ. Donc (la description que j'en fais est aussi confuse que l'état dans lequel j'étais) j'étais un peu mélangé.

Bon, allez, je vous en cite des bouts:

On peut quand même s’entendre pour dire que François a toujours été  hors cadre. Vous l’avez vu arriver par un beau matin de printemps sur sa vielle moto vintageavec son casque et son pantalon de cuir. Vous l’avez vu arriver avec sa vielle Mercédès- modèle taxi  ou voiture piégée du Moyen-Orient  de 1980 qu’il ambitionne de garder jusqu’à 500 000 kilomètres. Vous avez vu son bureau, exotique s’il en est.

Vous avez goûté à son humour assez particulier. En fait François a un cerveau à deux étages– deux étages de fusées. Le premier vous écoute et comprend ce que vous dites parfaitement - le deuxième s’élève dans la stratosphère constamment à la recherche du jeu de mot qui va vous laisser sans voix. Il réussit – vous pouvez le mettre au défi- à faire un jeu de mot avec n’importe quel mot. On pourra le tester tout à l’heure si vous voulez.


Les points communs entre toutes les fonctions occupées par François : le désir d’écrire, de communiquer et d’aller à la rencontre des autres et  la très grande valeur qu’il accorde à la pédagogie et à l’éducation ou l’éducabilité de tous.

Il aime écrire dans tous les sens du mot. C’est à la fois un plaisir physique- vous avez sûrement remarqué qu’il écrit avec  plume fontaine, il aime l’odeur de l’encre, la sensation de la plume sur le papier.

 Il aime écrire tout court et il a toujours écrit. Il a collaboré à des revues,  l’écriture de manuels, été réviseur pour une maison d’édition, rédigé de multiples rapports. On lui doit plusieurs des politiques institutionnelles du Collège. Nul doute que cette passion l’animera encore à sa retraite.

Mais avez-vous déjà entendu François  s’animer lorsqu’il parle de pédagogie, de compétence, de programme, d’approche programme? Si non, vous avez manqué quelque chose. C’est cette passion pour la pédagogie qui l’a amené plusieurs fois en mission à l’extérieur du Collège où il s’est découvert une autre passion : L’Afrique. François est africain dans l’âme. Vous ne l’avez pas vu en boubou fumer sa « chicha »? Mais vous avez sûrement vu les nombreux objets qu’il a rapportés de ses voyages. Nul doute que la pédagogie et l’Afrique vont encore l’animer et le faire voyager.

Il y a le François calme. C’est certainement la caractéristique qui vous viendrait en le regardant. Il marche lentement, parle lentement et doucement, n’élève jamais la voix, ne s’agite pas.

Mais il y a aussi le François agité, qui balance ses grands bras dans tous les sens, court dans tous les sens, utilise un vocabulaire liturgique riche, prononcé avec vigueur. Il y a donc un François intense qui n’hésite pas à lancer des projectiles et s’invectiver.  Pour voir ce François là, je vous invite dans le grand gymnase à midi le vendredi pour le voir jouer au badminton et casser sa raquette.

François tu vas nous manquer. Mais je te souhaite de pouvoir réaliser certains de tes rêves. Je te souhaite de belles années à écrire  et à parler de pédagogie et d’éducation.

François a toujours été au collège- nous sommes amis depuis 1977- année de mon entrée au collège. François se plaît d’ailleurs à dire que lui et moi avons tout fait ensemble sauf ça.  Nous avons dit et fait beaucoup de niaiseries- nous avons beaucoup ri et je lui dois certains de mes plus beaux fous rire.  François, tu vas me manquer.

C'est bien, non? En tout cas, ça me ressemble assez. Pendant que j'écris tout ça, Jocelyne monte le sapin de Noël. Pendant encore quelques semaines, il trônera dans le salon et le chat sera fasciné (on l'installe tard mais on l'enlève tard, juste à temps pour accueillir le lapin de Pâques...)
. C'est une période où il m'arrive de penser à mes Noëls d'enfant, de penser à mes parents, surtout quand j'entends de vieux cantiques de Noël à la radio (Georges Till ou Raoul Jobin). Quand j'avais environ neuf ans, je me disais que, peut-être, ma vie avait été un rêve et que je me réveillerais à un moment donné pour vivre ma vraie vie. J'espérais alors me réveiller le soir de Noël où j'avais eu mon gros camion rouge en métal robuste... Je ne fais plus ce genre de souhait aujourd'hui. Je ne crois pas que j'aurais envie de revenir en arrière. C'est plutôt bon signe non?



 Numeriser0001_modifie.jpg

François et sa soeur Odile, Noël 1959 (à peu près). C'est mon papa à moi qui peignait les chandelles et le gui sur les portes de l'armoire à argenterie. Aujourd'hui, c'est ma fille Laurence qui a l'encyclopédie qu'on voit dans le meuble (que mon papa à moi avait fait).

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 16:29
Barack Obama est venu à Ottawa cette semaine. C'est vous dire la frénésie Obamienne qui s'est emparée de la Colline parlementaire et de tout le pays. Ce qu'on a tendance à oublier, c'est que le Canada est traditionnellement le premier pays que visite un nouveau président américain. Bon voisinage oblige. W avait toutefois manqué à cette tradition en allant plutôt visiter le Mexique ce qui, en soi, n'était pas une mauvaise idée.

Parlant de W. (Bush, s'entend) j'ai écouté le commentaire d'une journaliste qui couvre l'actualité politique d'Ottawa (Chantal Hébert, je crois vous en avoir déjà parlé). Elle reprenait certains des propos d'Obama, que tous ont trouvés charmants, et les replaçait dans la bouche de W.. Nous aurions tous trouvé ça ridicule... Par exemple, Barack se trompe et annonce d'entrée de jeu qu'il est content d'être ici en Iowa, pardon, au Canada. C'eût été Bush on se serait dit Mais quel con ce mec... En partant, il annonce qu'il sera heureux de revenir au Canada...quand le pays se sera réchauffé. C'eût été Bush, on se serait dit Ben voilà, il souhaite le réchauffement climatique. Quel con ce mec!

 

Ceci étant dit, j'aime bien Barack, son sourire ravageur, son élégance naturelle, sa négritude mais aussi le ton général de ses propos plus accueillants, apaisants. Et puis, W. nous avait donné tant d'occasions de le détester que tout ce qu'il aurait pu dire ou faire aurait été foutu illico aux ordures.

 

Barack rentrant chez lui, congelé...

 

Obama a aussi surpris tout le monde en s'arrêtant dans le maché By, soi-disant pour acheter des biscuits feuille d'érable à ses filles. Je ne sais pas si c'est ceux que je connais mais les biscuits feuille d'érable sont tout sauf exceptionnels.

Enfin, tous les goûts sont dans la nature (dans la culture?)

Donc, il s'arrête, prend un bain de foule, se fait prendre en photo avec des gens qui doivent encore en être babas. Il est très apprécié. On le comparait l'autre jour, Jocelyne et moi, avec Sarko. Jocelyne aime bien Barack mais alors, Sarko... Et pourtant, avec son petite côté chat de gouttière bling-bling, il fait très populaire. C'est vrai, c'est pas du tout le même style, mais je suis sûr que son côté gouailleur lui attire beaucoup de sympathie. En passant, je vous réfère au Blog d'une amie d'origine française qui écrit très bien et qui se permet une petite sortie sur son président de terre natale ( http://aurelie-au-canada.over-blog.com/article-27794932.html ). Elle y parle d'une controverse qui, moi, me laisse assez froid alors que ça a enflammé le Québec. Histoires de clochers franco-cocorico...

Revenons à Barack. Il existe à Ottawa une gourmandise qu'on appelle la Queue de castor (ça y est, vous venez de piger l'origine du titre...). Les enfants adoraient quand on allait patiner avec eux sur le Canal Rideau (la plus longue patinoire au monde...). On s'arrêtait aux kiosques sur la glace pour se réchauffer de queues de castor bien chaudes. Âmes sensibles se rassurer: on ne fait pas cuire de vraies queues de castor en renvoyant courir dans la nature ces sympathiques rongeurs amputés de leur caractéristique appendice.

Merci dame inconnue pour cette photo que j'ai prise quelque part sur le Web

La queue de castor c'est donc de la pâte à beignets frite et recouverte de sucre, de nutella, de confiture, un peu comme une crêpe. Le propriétaire de la chaîne (eh oui, c'est une chaîne qui ouvrira bientôt des succursales en Égypte et au Qatar...) (Castors égyptiens, unissons-nous face à la menace impérialiste mondiale!) avait créé pour l'intronisation de Barack Obama, une queue Obama avec un O de chantilly dessus. Le président, n'y ayant pas goûté à Washington, était donc curieux de le faire à Ottawa. Ce qu'il a fait. La jeune femme qui l'a servi a été interviewée des dizaines de fois le lendemain.

Ce que j'ai appris ce matin, c'est que Hilary Clinton avait déjà dégusté ce délice ontarien alors qu'elle patinait sur le canal glacé, pendant que son Bill potinait ailleurs. En réponse à la question qui lui était posée, le patron de chaîne a répondu: Non, personne n'a mangé de queue Clinton...

François

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 22:26


L'hiver est arrivé brusquement. En fait, sur papier, il commence le 21 décembre. Mais il est déjà là. Cette semaine on a bien eu une trentaine de centimètres de neige, avec, au milieu, une couche de glace (un peu de pluie verglaçante, qui tombe en eau et qui gèle au sol) ce qui fait que les roues de voitures patinent joliment, surtout aux intersections. Pour certains, c'est l'enfer. Pour moi, à part le fait que je n'aime pas le froid, ça va. Un petit exemple?

Joli, non? Une chance qu'on a un contrat de déneigement. Je ne veux plus me payer tout ça à la pelle...

À part ça, cette semaine, les policiers ont envahi deux fois l'Université du Québec: colis suspects et tueurs hypothétiques. C'est bien quand même qu'ils prennent ça au sérieux.

 

Mais reprenons où nous en étions. J'étais reparti du Sénégal un peu après Pâques 2008. Fouillons dans nos photos pour voir quelle histoire on va vous raconter...


Ben voilà: c'est ma fameuse randonnée de 100km. Là j'ai l'air joyeux mais je vous jure que je n'en menais pas large un peu plus tard. En fait, je me suis laissé entraîner par des amis du travail qui allaient faire ce qu'on appelle le Défi métropolitain dans le cadre de la Féria du vélo de Montréal. Le Défi c'est une randonnée, avec plusieurs centaines de co-cyclistes, dans la campagne environnante. Il y a deux versions: 60 km. et 100 km.

Pour l'occasion, je me suis acheté un beau vélo chez le fils de Mireille (une amie de Jocelyne) qui tient une boutique (j'y ai aussi pris en vente le magnifique maillot que je porte sur la photo). J'ai pris celui-là parce qu'il était à prix raisonnable et surtout parce qu'il m'a séduit avec son air sobre. Le voici:

Il est beau, non? C'est le Wingra de Gary Fisher. Je l'ai acheté pour faire le défi mais aussi pour me remettre à faire un peu de vélo quand même. Et puis c'était la première fois que je me payais un vrai vélo. À 54 ans quand même, c'est pas exagéré.

Nous voilà donc partis avec les copains. Il fait un temps superbe et ça roule tout seul. Quand on est arrivés à l'endroit où il fallait décider si on faisait la boucle du 100 ou celle du 60, Michel, mon increvable graphiste (il gravirait l'Everest en rigolant celui-là) me conseille de prendre le 60 km. Après tout, c'est ma première randonnée de l'année et je ne me suis pas entraîné. Mais moi je suis frais comme une rose et je me sens des jambes de 20 ans. Pas question! je fais le 100. T'es sûr? me dit Michel. Là on va suivre le bord du fleuve et il y a du vent de face... Qu'à cela ne tienne, on y va que je lui dis.

Super Michel, celui que rien n'arrête et qui roule sur une terrible bécane récupérée aux ordures...

Michel part devant et je ne le reverrai plus avant la fin de l'aventure. Je roule un bon bout de temps avec Johanne et Denis, après tout je devrais être capable de rester dans leur roue à ces deux-là. Michel, il est bionique, mais Johanne et Denis, c'est du vrai monde...

Johanne et Denis (du vrai monde).

C'est vrai que c'est plus difficile sur le bord du fleuve: il vente, il y a beaucoup de voitures et... je me suis quand même déjà tapé une cinquantaine de kilomètres. Mes pauvres fesses n'en peuvent plus: j'ai l'impression d'être assis sur des charbons ardents. Me jambes se demandent ce qu'on peut bien foutre là en ce bel après-midi ensoleillé. Je perds Johanne et Denis, malgré tous mes efforts pour rester avec eux.

À une quinzaine de kilomètres de la fin j'aurais dit oui à quiconque m'aurait offert de monter dans sa voiture... Mais j'ai fini par arriver au bout du parcours.

J'ai encore une fois eu la démonstration que, quand on n'est plus capable, on est encore capable. Quand on est complètement vidé, il reste encore quelque chose. Quand on est complètement découragé, on peut encore continuer. C'est une bonne leçon qui me sera sûrement encore utile.

Ça me fait penser à un livre que je lis actuellement. C'est ma soeur Odile qui me l'a offert pour ma fête. C'est le deuxième tome de Afica Trek. Un couple de Français, milieu trentaine, décide de parcourir l'Afrique à pied du Cap en Afrique du sud, jusqu'au lac de Tibériade en Israel. Vous vous rendez compte? Dans la section que je viens de terminer, ils ont parcouru l'Éthiopie. Ça a été très éprouvant, surtout à cause des enfants qui leur criaient des insultes et leur lançaient des pierres. Personne n'a pu leur expliquer pourquoi ils faisaient ça. C'était comme un jeu pour eux. Mais ce fut très éprouvant pour mes deux marcheurs.

Je cherche le moyen de mettre une vidéo ici. Dès que je trouve comment, je vous la mets. Ça ne marche pas, je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas...

A+

François


Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 20:11

Me revoilà. Hier, nous nous étions laissés dans une chambre (avec deux autres patients) à l'urgence. Au matin, on a donné son congé au monsieur qui était devant moi. Il ne voulait toutefois pas partir tant qu'il n'avait pas pris son petit déjeuner, puisqu'on le lui avait promis. Ce qui fut dit fut fait et il engouffra le dit repas. Repus, notre quidam se mit à tousser si fort qu'il du se rendre aux toilettes pour y restituer tout ce qu'il avait mangé. Ce sur quoi un préposé me dit que certains feraient n'importe quoi pour rester... Pas drôle quand même de vouloir rester à l'hôpital plutôt que de retourner dans le monde...

Quant à moi, je devais demeurer à jeun puisqu'il était question qu'on m'opère le jour même. Donc, vers 22:00 heures on m'emmena à la salle d'op. Je me suis dit: Il doit en être à sa dernière opération de la journée, et de la semaine, il va peut-être tourner les coins ronds... Encore un petit coup d'anesthésie mon général et je me réveille dans la salle de réveil (where else?) d'où on me transfère à ma chambre. Je garde un bon souvenir de l'infirmière qui m'a installé mais, hélas, je ne l'ai jamais revue. Peut-être était-ce un ange créé par les vapeurs de morphine et de tout ce qu'on m'a donné pour m'endormir...

Me voici donc, au lit avec, dans le tibia, une longue tige de métal (le médecin appelle ça un clou, mais je trouve que tige, ça fait moins mal) et deux vis, une en bas et l'autre en haut, pour stabiliser le tout. Pas de plâtre, pas d'orthèse. Quand j'ai dit au médecin: Et si je m'accroche le pied quelque part?! Il m'a répondu: Ça va faire mal mais ne vous inquiétez pas, c'est solide...

J'aurais bien aimé vous montrer le rayon X mais je n'arrive pas à le transformer en image.Ça s'appelle un Enclouage centromedullaire verrouillé (ouch!) et vous pouvez en avoir une bonne idée ici: http://srvsofcot.sofcot.com.fr/Apcort/rco/rco96/82_5/art07/art07_i.htm voir figure 2B, c'est pas mal ça. Et ça reste là ce grand bidule. Je vais faire sonner les détecteurs dans les aéroports... Je sais pas pourquoi, je me sens la jambe plus lourde tout-à-coup.

Dans ma chambre, il y avait un autre patient. Selon ce qu'il me raconte, son voisin de palier a dit à son chien de l'attaquer. Mon gars s'est défendu et, voyant qu'il maltraitait son chien, le voisin s'est mis à lui fracasser les orteils avec son talon. Aïe! aïe! aïe! Finalement, comme il est diabétique, la gangrène s'est mise là-dedans et ils ont dû l'amputer de tous les orteils du pied gauche... Terrible. Mon voisin de chambre avait aussi fait beaucoup de moto. Il m'a raconté les accidents de ses copains. Ça donne envie de remonter sur son engin... Il y avait une infirmière aussi, fort gentille, qui me racontait les quelques accidents de moto qu'elle avait eus avec son copain. Elle s'en est toujours bien tiré. Mon voisin James lui, (mon voisin chez moi, pas à l'hôpital) trouve que l'essentiel c'est que la moto soit intacte. Une jambe ça se répare.

Mon voisin de chambre était spécial, ça lui prenait la télé presque tout le temps, il en avait entre autres besoin pour s'endormir. Je veux bien, mais moi, de voir et d'entendre des infopubs à trois heures du matin... On a presque eu une prise de bec là-dessus, mais comme je suis gentil et un peu bonne poire, ça s'est arrangé. Je sais aussi qu'il allait fumer en cachette dehors, alors qu'il avait des «patch»....Coquin!

Jocelyne et les enfants sont venus me voir, ils m'ont apporté des gâteries (des fruits, des bretzels, du chocolat, des smoke-meat de chez Schwartz...). Bref, j'ai fini par sortir de l'hôpital et j'en étais heureux.

On continue demain?

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 20:03

Chronique de «Jambe-de-bois»

Ça fait près d'un mois que je n'ai rien produit sur mon blogue, et pour cause. Le 7 septembre à 18:30 je me fracturais le tibia et le péroné lors d'une chute à motocyclette. C'est cet événement, et ceux qui gravitent autour que je veux vous raconter dans cette chronique.

D'abord, qui est «Jambe-de-bois»?

Jambe-de-bois est un personnage assez peu connu de la légendaire série télévisée Québécoise, Les belles histoires des pays d'en haut. Il s'agit de la saga d'un avare (l'autre titre est: Un homme et son péché...) usurier, maire du village, préfet de comté et qui a aussi épousé la plus belle fille du village (Donalda Laloge, secrètement amoureuse d'Alexis Labranche (dit Joe Branch) l'antithèse de l'avare).

Jambe-de-bois est issu de la noblesse française et il a décidé un jour de vivre de la charité des bonnes gens. Il adopte donc l'«honorable métier» de «quêteux» et il vit de village en village au Québec, de ce que les gens veulent bien lui donner. C'est un ami d'Alexis et il déteste Séraphin (le méchant avare).

 Jambe-de-bois a perdu une patte (probablement un boulet égaré dans une bataille Napoléonienne...) qu'il a remplacée par un bout de bois. C'est pourquoi on le surnomme ainsi. J'aurais voulu vous le montrer en photo, mais le logiciel du blogue ne veut pas que j'affiche des photos que j'ai prises sur le net. Vous pouvez toutefois voir tous ces savoureux personnages (et bien d'autres) sur:    http://membres.lycos.fr/lespaysdenhaut/index.html Jambe-de-bois est sur les dernières photos. Vous comprendrez, sans que je vous explique plus longuement, pourquoi j'ai choisi ce titre de chronique...

Le drame...

Le 7 septembre dernier, je m'apprêtais à quitter le bureau lorsque je pris la peine d'écouter mes messages sur mon cellulaire. Mon fils Xavier me disait somme toute ceci: Hey, le père, t'sais le papier que j'oublie tout le temps de te faire signer pour mon bail? Ben tant que tu l'as pas signé, je ne peux pas avoir une copie du bail. Mon proprio passe demain pour réparer la sonette d'entrée (il est mieux de passer parce que j'suis ben tanné...) fait que, si tu passais en ville ce soir on pourait, je sais pas, se faire une petite bouffe quelque part et puis je te ferai signer le papier. OK? Bon ben, salut!

Je lui répondis que ce serait avec plaisir que je passerais le voir, surtout que Jocelyne était en ville pour suivre une formation. Après avoir fait la plus grande partie du trajet, je me retrouvai dans les environs du boulevard Crémazie et de la rue St-Denis. Voici l'endroit: http://www.wikimapia.org/#y=45544666&x=-73638209&z=18&l=2&m=s&v=2. C'est là que, sans comprendre pourquoi, je me suis retrouvé par terre avec la moto sur moi... Après coup, j'ai tenté d'analyser ce qui s'était passé et j'en suis arrivé à la conclusion qu'après avoir dévié dans un trou de la chaussée. ma roue avant avait dérapé sur une bouche d'égoût.

Donc. me voici par terre au milieu de la chaussée. Mon premier réflexe est de m'extirper de là. Je soulève la moto pour me rendre compte que mon pied est presque complètement retourné (Beurk!). Étrangement, ça ne fait pas mal, mais je suis en colère parce que j'anticipe les semaines, sinon les mois de rétablissement de ce je croyais être une grave entorse...

Je suis donc assis sur le trottoir pendant que de gentils Samaritains (et Samaritaines) s'occupent de moi. On m'apelle une ambulance, on apelle la police et on m'empêche de me replacer le pied. Ah oui, c'est que j'avais encore le pied tout de travers, moi. Je me suis dit (c'est un peu con, mais bon, on est sous le choc après tout) allez, un bon petit coup, on replace tout ça et il n'y paraîtra plus rien. L'un des Samaritains me crie: Touchez pas monsieur! attendez l'ambulance! J'ai rapidement compris qu'il avait probablement raison.

Vous connaissez déjà le diagnostic: fracture du tibia et du péroné, tout net, tout juste au-dessus de la cheville.

Qu'est-ce qui a bien pu se passer...?

La moto était pratiquement intacte (un feu de position brisé), aucun vêtement déchiré, presque rien quoi, banale chute qui aurait due être sans conséquence. Alors pourquoi me retrouvais-je dans ce sale état? Mon hypothèse: J'ai la mauvaise habitude, autant à vélo qu'à moto, de me promener avec les pieds tournés vers l'extérieur (comme un canard quoi...) alors la première chose qui a touché le sol fut la pointe de mon pied. Le pied s'est en quelque sorte fiché solidement dans l'asphalte, la moto a continué sur son élan et la jambe s'est tordue... Krak, cassé le nonosse. Fait chi... quand même! Avec toutes ces belles journées encore devant moi, obligé de ranger la moto (pratiquement intacte, n'oublions pas).

Allo! Pital?

Me voici donc dans l'ambulance, la moto au chaud à la fourrière (ça m'a coûté $200 sous la table pour la sortir de là...) en train de téléphoner à Xavier pour lui dire qu'on ne se verrait pas ce soir et à Jocelyne pour lui dire que j'avais eu un petit accident de moto et que tout allait bien, avec diagnostic du Dr. Moi à la clé. On m'a laissé le choix de «pital»: Jean-Talon ou Hôtel-Dieu? comme je n'avais rien au talon et que tant qu'à aller à l'Hôtel pourquoi pas celui de Dieu? nous voilà rendus à l'Hôtel-Dieu, http://www.mementophoto.com/vues/zoom.php?photo=00002-08.jpg&selected=expositions&groupe=1&debut=0 à l'urgence. Comme tout le monde dit que les urgences y'a pas plus lent, j'ai regardé ma montre:19:30 heures. Vers 22 heures j'étais dans un lit, la jambe bandée et les rayons X complétés. Pas mal quand même.

Vers la fin de la soirée, un jeune urgentologue m'a dit qu'il allait me replacer ça... Quelle horreur! il ne va quand même pas me tripoter le pied ce jeune maniaque!  Vous n'allez pas me faire ça à froid? que je lui dis avec un rien de désespoir et d'incrédulité au fond de la pupille. Il me répond de son air de bon père de famille, Mais non, tout ira bien, vous ne sentirez rien. Je gardais quand même une certaine dose de scepticisme et d'inquiétude.

Quand Jocelyne est arrivée, je lui ai expliqué qu'ils allaient me replacer le pied. J'étais un peu gaga et elle s'étonnait du fait que mon pied et ma jambe soient déjà bien bandés. En fait, tout était déjà fait et je ne m'étais rendu compte de rien, ils m'avaient assomé avec je ne sais quoi. En tout cas, merci au je ne sais quoi.

Bon là j'ai le pied qui enfle. Je continue demain.

François

 

 

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 00:30
J'ai écrit cette petite chronique la semaine dernière mais j'étais incapable d'y mettre les photos (problème avec un cheval de Troie). En attendant, vous pouvez les trouver à cette adresse:
 
Bonjour tout le monde!
 
Il me semble que ça fait une éternité que je ne suis pas revenu sur mon blog. C'est que j'ai tellement de choses à raconter que, plus le temps passe, plus je me dis que ce serait trop long à écrire et je ne le fais pas. Allons-y quand même, on verra bien?
 
Aujourd'hui, petite journée pluvieuse, j'ai bichonné ma moto, j'ai réparé (disons, rafistolé?) la cheminée et j'ai nettoyé les gouttières (enfin, une partie. On finira ça un autre jour). Il y avait un bon dossier dans La Presse sur les tensions au Moyen-Orient... Ça, ça nous replonge au Liban, n'y allons pas tout de suite, on y reviendra plus tard.
 
Nathalie, Scarlett et les Ginos
 
La semaine passée nous sommes allés voir «Le petit lieutenant» avec Nathalie Baye (ma belle Nathalie que j'ai croisée sans même m'en rendre compte à Paris il y a deux ans, mais ça c'est une autre histoire). J'avais déjà vu le film dans l'avion qui me ramenait d'un endroit pour me laisser dans un autre mais j'ai apprécié le revoir sur grand écran. C'est spécial quand même qu'il y ait plusieurs films que j'ai vus dans l'avion ou dans ma chambre à Dakar (à Canal+) et qui sont sortis chez nous après au Cinéma. Je parle de films français, évidemment. C'est le contraire avec les films américains. Toujours est-il que j'ai bien aimé... de toute façon j'aime toujours quand il y a Nathalie.
 
Il y a Scarlett Johansson qu'on voit partout aussi (je dis ça parce que j'ai vu «Match point» de W. Allen, avec elle, dans un avion qui allait quelque part) (en fait je n'étais pas dans l'avion avec elle, elle était dans le film...) donc «Match point» (excellent) http://www.filmdeculte.com/film/film.php?id=1155 et «Scoop», http://www.imdb.com/title/tt0457513/ le dernier de Woody, qu'on a vu à Montréal (très bon avec un Woody en forme) et «Une femme honorable» http://www.cinoche.com/films/2019 d'une vacuité sans bornes mais avec tout le charme d?Amalfi http://fr.wikipedia.org/wiki/Amalfi où j?aimerais bien aller un jour...
 
Cela étant dit, après le film (Le petit lieutenant) nous sommes allés dîner à l'un de nos restos préférés, «Chez Les Ginos». En fait, ça ne s'appelle pas comme ça, mais c'est le surnom que nous lui avons donné. C'est la plus ancienne pizzeria de Montréal, dans la petite Italie, évidemment. C'est plein de gens, de bruit, de serveurs et de clients (il y en a autant qui attendent dehors qu'il y en a dedans) et ça s'appelle, pour vrai, la Pizzeria Napoletana http://www.napoletana.com/ . Comme d'habitude, c'était convivial, bon, bruyant et chaleureux. C'est vrai qu'après au moins vingt ou trente minutes d'attente (on met notre nom sur une liste et on nous appelle quand c'est notre tour) on est contents d'entrer et on a faim.
 
 Après le repas, il faisait bon dehors et on est allés écouter les musiciens italiens dans le parc à côté. C'était la fête de Notre-Dame-de-la-défense, la paroisse italienne du coin http://www.notre-dame-de-la-defense.com/ http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_Notre-Dame-de-la-D%C3%A9fense. J'apprends avec vous (sur le site de Wikipedia) que l'église abrite une fresque de Benito Mussolini, faudra que j'aille voir ça... en attendant, vous pouvez la voir ici : http://collections.ic.gc.ca/nincheri/fr-fres-notredame.html  l'artiste a eu beaucoup de problèmes avec ça, mais comme il ne faisait que remplir une commande.... Il faudrait que j'apprenne à faire de vrais zipperliens, au lieu de vous mettre toujours les adresses.
 
Donc, nous voilà dans le parc (c'est la Parc Dante, avec une statue de lui) , il fait doux et les gens dansent. Et nous aussi... C'est bien dommage que je n'aie pas eu ma caméra, le pittoresque nous cernait de partout. Nous avons surtout remarqué ce vieux couple minuscule (ils ne devaient pas dépasser 90 kilos ensemble) (habillés) qui dansait avec beaucoup de plaisir (malgré le stoïcisme du monsieur) dans ses plus beaux atours (enfin, ce n'est qu'une estimation puisque je n'ai pas vu le reste de leur garde robe). Je prenais plaisir à les imaginer, 50 ans auparavant, dansant de la même façon, peut-être dans un village reculé d'Italie, sur la place du village inondée de soleil, sous une pluie d'olives...
 
C'est dans ce parc que nous avions vu, il y a déjà quelques années, par une chaude soirée de novembre (eh oui, exceptionnel, non?) des messieurs qui jouaient au Bocce (la pétanque Italienne http://www.bocce.com/) . Avec la douceur du vent, on se serait cru en Italie, jusqu'à ce que l'un des messieurs rate carrément son lancer. On est alors revenu très rapidement à Montréal en entendant ses «Kâliss, d'Esti de Tabarnak!» bien épicés de son accent Italien...
 
En passant, la pluie d'olives, c'est pas sérieux.
 
Chez Matante Odile
 
Odile, ma soeur, n'a pas d'enfant. C'est donc la «matante» officielle de la famille. Elle a un chalet au Lac Gratten (tellement petit que le niveau monte dangereusement quand plus de 10 personnes s'y baignent à la fois...) près de Rawdon et ses célèbres chutes http://www.chaletsdespins.com/chute-dorwin.php
 
Les Highland games:
 
Le lendemain de notre visite au chalet, c'étaient les Highland Games à Pierrefonds. J'adddoorre aller là. J'aime l'ambiance et surtout la cornemuse. Là, on est servis. On peut assister toute la journée à des compétitions de «bands» de cornemuse. Il y a aussi les compétitions sportives qui sont inspirées de l'époque reculée où il était interdit, par les anglais, aux écossais de porter des armes. On voit ça si je me souviens bien, dans Braveheart. Donc, lancer de balles de foin, de pierres et de poteaux de téléphone... Compétitions aussi de danse écossaise. C'est dur sur le mollet.
 J'aime la cornemuse à cause de l'immense spleen qu'elle diffuse. Cet espèce de bourdon de fond et cette mélodie qui pleure toujours... J'en ai des frissons... C'est très doux et très martial à la fois... Très étrange.
 
Avec une bonne bière c'est divin!

François

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 00:00

 

Après le tour de l'île de Montréal, le tour de l'île de Laval. 84 kilomètres en passant par Ste-Dorothée, le Boulevard Ste-Rose, le boulevard des Mille-Îles, jusqu'au pont de Terrebonne et retour par Cartier. Il y a encore de beaux coins à Laval. La section du boulevard des Mille-Îles jusqu'au pont de Terrebonne est particulièrement jolie.Je serais bien allé jusque chez Chantal  à Repentigny mais elle n'était pas là. Ah oui, je me suis tapé mon premier 100kmh lors de cette balade...  Ça a été. Je n'ai pas pris de photos mais je vous laisse quelques images glanées sur Internet.

Oups! si je comprends bien, le Blogue ne veut pas afficher des photos qui ne sont pas de moi, donc libres de tout droit... Tant pis.

François

Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés