On peut quand même s’entendre pour dire que François a toujours été hors cadre. Vous l’avez vu arriver par un beau matin de printemps sur sa vielle moto vintageavec son casque et son pantalon de cuir. Vous l’avez vu arriver avec sa vielle Mercédès- modèle taxi ou voiture piégée du Moyen-Orient de 1980 qu’il ambitionne de garder jusqu’à 500 000 kilomètres. Vous avez vu son bureau, exotique s’il en est.
Vous avez goûté à son
humour assez particulier. En fait François a un cerveau à deux étages– deux étages de fusées. Le premier vous écoute et comprend ce que vous dites parfaitement - le deuxième s’élève dans la
stratosphère constamment à la recherche du jeu de mot qui va vous laisser sans voix. Il réussit – vous pouvez le mettre au défi- à faire un jeu de mot avec n’importe quel mot. On pourra le tester
tout à l’heure si vous voulez.
Les points communs entre toutes les fonctions occupées par François : le désir d’écrire, de communiquer et d’aller à la rencontre des autres et
la très grande valeur qu’il accorde à la pédagogie et à l’éducation ou l’éducabilité de tous.
Il aime écrire dans tous les sens du mot. C’est à la fois un plaisir physique- vous avez sûrement remarqué qu’il écrit avec plume fontaine, il aime l’odeur de l’encre, la sensation de la plume sur le papier.
Il aime écrire tout court et il a toujours écrit. Il a collaboré à des revues, l’écriture de manuels, été réviseur pour une maison d’édition, rédigé de multiples rapports. On lui doit plusieurs des politiques institutionnelles du Collège. Nul doute que cette passion l’animera encore à sa retraite.
Mais avez-vous déjà
entendu François s’animer lorsqu’il parle de pédagogie, de compétence, de programme, d’approche programme? Si non, vous avez manqué quelque chose.
C’est cette passion
pour la pédagogie qui l’a amené plusieurs fois en mission à l’extérieur du Collège où il s’est découvert une autre passion : L’Afrique. François est africain dans l’âme. Vous ne l’avez pas
vu en boubou fumer sa « chicha »? Mais vous avez sûrement vu les nombreux objets qu’il a rapportés de ses voyages. Nul doute que la pédagogie et l’Afrique vont encore l’animer et le faire
voyager.
Il y a le François calme. C’est certainement la caractéristique qui vous viendrait en le regardant. Il marche lentement, parle lentement et doucement, n’élève jamais la voix, ne s’agite pas.
Mais il y a aussi le François agité, qui balance ses grands bras dans tous les sens, court dans tous les sens, utilise un vocabulaire liturgique riche, prononcé avec vigueur. Il y a donc un
François intense qui n’hésite pas à lancer des projectiles et s’invectiver. Pour voir ce François là, je vous invite dans le grand gymnase à midi le
vendredi pour le voir jouer au badminton et casser sa raquette.
François tu vas nous manquer. Mais je te souhaite de pouvoir réaliser certains de tes rêves. Je te souhaite de belles années à écrire et à parler de pédagogie et d’éducation.
François a toujours été
au collège- nous sommes amis depuis 1977- année de mon entrée au collège. François se plaît d’ailleurs à dire que lui et moi avons tout fait ensemble sauf
ça. Nous avons dit et fait beaucoup de niaiseries- nous avons beaucoup ri et je lui dois certains de mes plus beaux fous rire. François, tu vas me manquer.
C'est bien, non? En tout cas, ça me ressemble assez. Pendant que j'écris tout ça, Jocelyne monte le sapin de Noël. Pendant encore quelques
semaines, il trônera dans le salon et le chat sera fasciné (on l'installe tard mais on l'enlève tard, juste à temps pour accueillir le lapin de Pâques...)
. C'est une période où il m'arrive de penser à mes Noëls d'enfant, de penser à mes parents, surtout quand j'entends de vieux cantiques de Noël à la radio (Georges Till ou Raoul Jobin). Quand
j'avais environ neuf ans, je me disais que, peut-être, ma vie avait été un rêve et que je me réveillerais à un moment donné pour vivre ma vraie vie. J'espérais alors me réveiller le soir de Noël
où j'avais eu mon gros camion rouge en métal robuste... Je ne fais plus ce genre de souhait aujourd'hui. Je ne crois pas que j'aurais envie de revenir en arrière. C'est plutôt bon signe non?

François et sa soeur Odile, Noël 1959 (à peu près). C'est mon papa à moi qui peignait les chandelles et le gui sur les portes de l'armoire à argenterie. Aujourd'hui, c'est ma fille Laurence
qui a l'encyclopédie qu'on voit dans le meuble (que mon papa à moi avait fait).
Ceci étant dit, j'aime bien Barack, son sourire ravageur, son élégance naturelle, sa négritude mais aussi le ton général de ses propos plus accueillants, apaisants. Et puis, W. nous avait donné tant d'occasions de le détester que tout ce qu'il aurait pu dire ou faire aurait été foutu illico aux ordures.
Barack rentrant chez lui, congelé...
Obama a aussi surpris tout le monde en s'arrêtant dans le maché By, soi-disant pour acheter des biscuits feuille d'érable à ses filles. Je ne sais pas si c'est ceux que je connais mais
les biscuits feuille d'érable sont tout sauf exceptionnels.
Enfin, tous les goûts sont dans la nature (dans la culture?)
Donc, il s'arrête, prend un bain de foule, se fait prendre en photo avec des gens qui doivent encore en être babas. Il est très apprécié. On le comparait l'autre jour, Jocelyne et moi, avec
Sarko. Jocelyne aime bien Barack mais alors, Sarko... Et pourtant, avec son petite côté chat de gouttière bling-bling, il fait très populaire. C'est vrai, c'est pas du tout le même style,
mais je suis sûr que son côté gouailleur lui attire beaucoup de sympathie. En passant, je vous réfère au Blog d'une amie d'origine française qui écrit très bien et qui se permet une petite sortie
sur son président de terre natale ( http://aurelie-au-canada.over-blog.com/article-27794932.html ). Elle y parle
d'une controverse qui, moi, me laisse assez froid alors que ça a enflammé le Québec. Histoires de clochers franco-cocorico...
Revenons à Barack. Il existe à Ottawa une gourmandise qu'on appelle la Queue de castor (ça y est, vous venez de piger l'origine du titre...). Les enfants adoraient quand on allait
patiner avec eux sur le Canal Rideau (la plus longue patinoire au monde...). On s'arrêtait aux kiosques sur la glace pour se réchauffer de queues de castor bien chaudes. Âmes sensibles se
rassurer: on ne fait pas cuire de vraies queues de castor en renvoyant courir dans la nature ces sympathiques rongeurs amputés de leur caractéristique appendice.
Merci dame inconnue pour cette photo que j'ai prise quelque part sur le
Web
La queue de castor c'est donc de la pâte à beignets frite et recouverte de sucre, de nutella, de confiture, un peu comme une crêpe. Le propriétaire de la chaîne (eh oui, c'est une chaîne qui
ouvrira bientôt des succursales en Égypte et au Qatar...) (Castors égyptiens, unissons-nous face à la menace impérialiste mondiale!) avait créé pour l'intronisation de Barack Obama, une
queue Obama avec un O de chantilly dessus. Le président, n'y ayant pas goûté à Washington, était donc curieux de le faire à Ottawa. Ce qu'il a fait. La jeune femme qui l'a servi a été interviewée
des dizaines de fois le lendemain.
Ce que j'ai appris ce matin, c'est que Hilary Clinton avait déjà dégusté ce délice ontarien alors qu'elle patinait sur le canal glacé, pendant que son Bill potinait ailleurs. En réponse à la
question qui lui était posée, le patron de chaîne a répondu: Non, personne n'a mangé de queue Clinton...
François
Joli, non? Une chance qu'on a un contrat de déneigement. Je ne veux plus me payer tout ça à
la pelle...
Mais reprenons où nous en étions. J'étais reparti du Sénégal un peu après Pâques 2008. Fouillons dans nos photos pour voir quelle histoire on va vous raconter...
Ben voilà: c'est ma fameuse randonnée de 100km. Là j'ai l'air joyeux mais je vous jure que je n'en menais pas large un peu plus tard. En fait, je me suis laissé entraîner par des amis du travail
qui allaient faire ce qu'on appelle le Défi métropolitain dans le cadre de la Féria du vélo de Montréal. Le Défi c'est une randonnée, avec plusieurs centaines de co-cyclistes, dans la campagne
environnante. Il y a deux versions: 60 km. et 100 km.
Pour l'occasion, je me suis acheté un beau vélo chez le fils de Mireille (une amie de Jocelyne) qui tient une boutique (j'y ai aussi pris en vente le magnifique maillot que je porte sur
la photo). J'ai pris celui-là parce qu'il était à prix raisonnable et surtout parce qu'il m'a séduit avec son air sobre. Le voici:
Il est beau, non? C'est le Wingra de Gary Fisher. Je l'ai acheté pour faire le défi mais
aussi pour me remettre à faire un peu de vélo quand même. Et puis c'était la première fois que je me payais un vrai vélo. À 54 ans quand même, c'est pas exagéré.
Nous voilà donc partis avec les copains. Il fait un temps superbe et ça roule tout seul. Quand on est arrivés à l'endroit où il fallait décider si on faisait la boucle du 100 ou celle du 60,
Michel, mon increvable graphiste (il gravirait l'Everest en rigolant celui-là) me conseille de prendre le 60 km. Après tout, c'est ma première randonnée de l'année et je ne me suis pas entraîné.
Mais moi je suis frais comme une rose et je me sens des jambes de 20 ans. Pas question! je fais le 100. T'es sûr? me dit Michel. Là on va suivre le bord du fleuve et il y a du vent de face...
Qu'à cela ne tienne, on y va que je lui dis.
Super Michel, celui que rien n'arrête et qui roule sur une terrible bécane récupérée aux
ordures...
Michel part devant et je ne le reverrai plus avant la fin de l'aventure. Je roule un bon bout de temps avec Johanne et Denis, après tout je devrais être capable de rester dans leur roue à ces
deux-là. Michel, il est bionique, mais Johanne et Denis, c'est du vrai monde...
Me revoilà. Hier, nous nous étions laissés dans une chambre (avec deux autres patients) à l'urgence. Au matin, on a donné son congé au monsieur qui était devant moi. Il ne voulait toutefois pas partir tant qu'il n'avait pas pris son petit déjeuner, puisqu'on le lui avait promis. Ce qui fut dit fut fait et il engouffra le dit repas. Repus, notre quidam se mit à tousser si fort qu'il du se rendre aux toilettes pour y restituer tout ce qu'il avait mangé. Ce sur quoi un préposé me dit que certains feraient n'importe quoi pour rester... Pas drôle quand même de vouloir rester à l'hôpital plutôt que de retourner dans le monde...
Quant à moi, je devais demeurer à jeun puisqu'il était question qu'on m'opère le jour même. Donc, vers 22:00 heures on m'emmena à la salle d'op. Je me suis dit: Il doit en être à sa dernière opération de la journée, et de la semaine, il va peut-être tourner les coins ronds... Encore un petit coup d'anesthésie mon général et je me réveille dans la salle de réveil (where else?) d'où on me transfère à ma chambre. Je garde un bon souvenir de l'infirmière qui m'a installé mais, hélas, je ne l'ai jamais revue. Peut-être était-ce un ange créé par les vapeurs de morphine et de tout ce qu'on m'a donné pour m'endormir...
Me voici donc, au lit avec, dans le tibia, une longue tige de métal (le médecin appelle ça un clou, mais je trouve que tige, ça fait moins mal) et deux vis, une en bas et l'autre en haut, pour stabiliser le tout. Pas de plâtre, pas d'orthèse. Quand j'ai dit au médecin: Et si je m'accroche le pied quelque part?! Il m'a répondu: Ça va faire mal mais ne vous inquiétez pas, c'est solide...
J'aurais bien aimé vous montrer le rayon X mais je n'arrive pas à le transformer en image.Ça s'appelle un Enclouage centromedullaire verrouillé (ouch!) et vous pouvez en avoir une bonne idée ici: http://srvsofcot.sofcot.com.fr/Apcort/rco/rco96/82_5/art07/art07_i.htm voir figure 2B, c'est pas mal ça. Et ça reste là ce grand bidule. Je vais faire sonner les détecteurs dans les aéroports... Je sais pas pourquoi, je me sens la jambe plus lourde tout-à-coup.
Dans ma chambre, il y avait un autre patient. Selon ce qu'il me raconte, son voisin de palier a dit à son chien de l'attaquer. Mon gars s'est défendu et, voyant qu'il maltraitait son chien, le voisin s'est mis à lui fracasser les orteils avec son talon. Aïe! aïe! aïe! Finalement, comme il est diabétique, la gangrène s'est mise là-dedans et ils ont dû l'amputer de tous les orteils du pied gauche... Terrible. Mon voisin de chambre avait aussi fait beaucoup de moto. Il m'a raconté les accidents de ses copains. Ça donne envie de remonter sur son engin... Il y avait une infirmière aussi, fort gentille, qui me racontait les quelques accidents de moto qu'elle avait eus avec son copain. Elle s'en est toujours bien tiré. Mon voisin James lui, (mon voisin chez moi, pas à l'hôpital) trouve que l'essentiel c'est que la moto soit intacte. Une jambe ça se répare.
Mon voisin de chambre était spécial, ça lui prenait la télé presque tout le temps, il en avait entre autres besoin pour s'endormir. Je veux bien, mais moi, de voir et d'entendre des infopubs à trois heures du matin... On a presque eu une prise de bec là-dessus, mais comme je suis gentil et un peu bonne poire, ça s'est arrangé. Je sais aussi qu'il allait fumer en cachette dehors, alors qu'il avait des «patch»....Coquin!
Jocelyne et les enfants sont venus me voir, ils m'ont apporté des gâteries (des fruits, des bretzels, du chocolat, des smoke-meat de chez Schwartz...). Bref, j'ai fini par sortir de l'hôpital et j'en étais heureux.
On continue demain?
Chronique de «Jambe-de-bois»
Ça fait près d'un mois que je n'ai rien produit sur mon blogue, et pour cause. Le 7 septembre à 18:30 je me fracturais le tibia et le péroné lors d'une chute à motocyclette. C'est cet événement, et ceux qui gravitent autour que je veux vous raconter dans cette chronique.
D'abord, qui est «Jambe-de-bois»?
Jambe-de-bois est un personnage assez peu connu de la légendaire série télévisée Québécoise, Les belles histoires des pays d'en haut. Il s'agit de la saga d'un avare (l'autre titre est: Un homme et son péché...) usurier, maire du village, préfet de comté et qui a aussi épousé la plus belle fille du village (Donalda Laloge, secrètement amoureuse d'Alexis Labranche (dit Joe Branch) l'antithèse de l'avare).
Jambe-de-bois est issu de la noblesse française et il a décidé un jour de vivre de la charité des bonnes gens. Il adopte donc l'«honorable métier» de «quêteux» et il vit de village en village au Québec, de ce que les gens veulent bien lui donner. C'est un ami d'Alexis et il déteste Séraphin (le méchant avare).
Jambe-de-bois a perdu une patte (probablement un boulet égaré dans une bataille Napoléonienne...) qu'il a remplacée par un bout de bois. C'est pourquoi on le surnomme ainsi. J'aurais voulu vous le montrer en photo, mais le logiciel du blogue ne veut pas que j'affiche des photos que j'ai prises sur le net. Vous pouvez toutefois voir tous ces savoureux personnages (et bien d'autres) sur:
Le drame...
Le 7 septembre dernier, je m'apprêtais à quitter le bureau lorsque je pris la peine d'écouter mes messages sur mon cellulaire. Mon fils Xavier me disait somme toute ceci: Hey, le père, t'sais le papier que j'oublie tout le temps de te faire signer pour mon bail? Ben tant que tu l'as pas signé, je ne peux pas avoir une copie du bail. Mon proprio passe demain pour réparer la sonette d'entrée (il est mieux de passer parce que j'suis ben tanné...) fait que, si tu passais en ville ce soir on pourait, je sais pas, se faire une petite bouffe quelque part et puis je te ferai signer le papier. OK? Bon ben, salut!
Je lui répondis que ce serait avec plaisir que je passerais le voir, surtout que Jocelyne était en ville pour suivre une formation. Après avoir fait la plus grande partie du trajet, je me retrouvai dans les environs du boulevard Crémazie et de la rue St-Denis. Voici l'endroit: http://www.wikimapia.org/#y=45544666&x=-73638209&z=18&l=2&m=s&v=2. C'est là que, sans comprendre pourquoi, je me suis retrouvé par terre avec la moto sur moi... Après coup, j'ai tenté d'analyser ce qui s'était passé et j'en suis arrivé à la conclusion qu'après avoir dévié dans un trou de la chaussée. ma roue avant avait dérapé sur une bouche d'égoût.
Donc. me voici par terre au milieu de la chaussée. Mon premier réflexe est de m'extirper de là. Je soulève la moto pour me rendre compte que mon pied est presque complètement retourné (Beurk!). Étrangement, ça ne fait pas mal, mais je suis en colère parce que j'anticipe les semaines, sinon les mois de rétablissement de ce je croyais être une grave entorse...
Je suis donc assis sur le trottoir pendant que de gentils Samaritains (et Samaritaines) s'occupent de moi. On m'apelle une ambulance, on apelle la police et on m'empêche de me replacer le pied. Ah oui, c'est que j'avais encore le pied tout de travers, moi. Je me suis dit (c'est un peu con, mais bon, on est sous le choc après tout) allez, un bon petit coup, on replace tout ça et il n'y paraîtra plus rien. L'un des Samaritains me crie: Touchez pas monsieur! attendez l'ambulance! J'ai rapidement compris qu'il avait probablement raison.
Vous connaissez déjà le diagnostic: fracture du tibia et du péroné, tout net, tout juste au-dessus de la cheville.
Qu'est-ce qui a bien pu se passer...?
La moto était pratiquement intacte (un feu de position brisé), aucun vêtement déchiré, presque rien quoi, banale chute qui aurait due être sans conséquence. Alors pourquoi me retrouvais-je dans ce sale état? Mon hypothèse: J'ai la mauvaise habitude, autant à vélo qu'à moto, de me promener avec les pieds tournés vers l'extérieur (comme un canard quoi...) alors la première chose qui a touché le sol fut la pointe de mon pied. Le pied s'est en quelque sorte fiché solidement dans l'asphalte, la moto a continué sur son élan et la jambe s'est tordue... Krak, cassé le nonosse. Fait chi... quand même! Avec toutes ces belles journées encore devant moi, obligé de ranger la moto (pratiquement intacte, n'oublions pas).
Allo! Pital?
Me voici donc dans l'ambulance, la moto au chaud à la fourrière (ça m'a coûté $200 sous la table pour la sortir de là...) en train de téléphoner à Xavier pour lui dire qu'on ne se verrait pas ce soir et à Jocelyne pour lui dire que j'avais eu un petit accident de moto et que tout allait bien, avec diagnostic du Dr. Moi à la clé. On m'a laissé le choix de «pital»: Jean-Talon ou Hôtel-Dieu? comme je n'avais rien au talon et que tant qu'à aller à l'Hôtel pourquoi pas celui de Dieu? nous voilà rendus à l'Hôtel-Dieu, http://www.mementophoto.com/vues/zoom.php?photo=00002-08.jpg&selected=expositions&groupe=1&debut=0 à l'urgence. Comme tout le monde dit que les urgences y'a pas plus lent, j'ai regardé ma montre:19:30 heures. Vers 22 heures j'étais dans un lit, la jambe bandée et les rayons X complétés. Pas mal quand même.
Vers la fin de la soirée, un jeune urgentologue m'a dit qu'il allait me replacer ça... Quelle horreur! il ne va quand même pas me tripoter le pied ce jeune maniaque! Vous n'allez pas me faire ça à froid? que je lui dis avec un rien de désespoir et d'incrédulité au fond de la pupille. Il me répond de son air de bon père de famille, Mais non, tout ira bien, vous ne sentirez rien. Je gardais quand même une certaine dose de scepticisme et d'inquiétude.
Quand Jocelyne est arrivée, je lui ai expliqué qu'ils allaient me replacer le pied. J'étais un peu gaga et elle s'étonnait du fait que mon pied et ma jambe soient déjà bien bandés. En fait, tout était déjà fait et je ne m'étais rendu compte de rien, ils m'avaient assomé avec je ne sais quoi. En tout cas, merci au je ne sais quoi.
Bon là j'ai le pied qui enfle. Je continue demain.
François
François
Après le tour de l'île de Montréal, le tour de l'île de Laval. 84 kilomètres en passant par Ste-Dorothée, le Boulevard Ste-Rose, le boulevard des Mille-Îles, jusqu'au pont de Terrebonne et retour par Cartier. Il y a encore de beaux coins à Laval. La section du boulevard des Mille-Îles jusqu'au pont de Terrebonne est particulièrement jolie.Je serais bien allé jusque chez Chantal à Repentigny mais elle n'était pas là. Ah oui, je me suis tapé mon premier 100kmh lors de cette balade... Ça a été. Je n'ai pas pris de photos mais je vous laisse quelques images glanées sur Internet.
Oups! si je comprends bien, le Blogue ne veut pas afficher des photos qui ne sont pas de moi, donc libres de tout droit... Tant pis.
François