Joli, non? Une chance qu'on a un contrat de déneigement. Je ne veux plus me payer tout ça à
la pelle...
Mais reprenons où nous en étions. J'étais reparti du Sénégal un peu après Pâques 2008. Fouillons dans nos photos pour voir quelle histoire on va vous raconter...
Ben voilà: c'est ma fameuse randonnée de 100km. Là j'ai l'air joyeux mais je vous jure que je n'en menais pas large un peu plus tard. En fait, je me suis laissé entraîner par des amis du travail
qui allaient faire ce qu'on appelle le Défi métropolitain dans le cadre de la Féria du vélo de Montréal. Le Défi c'est une randonnée, avec plusieurs centaines de co-cyclistes, dans la campagne
environnante. Il y a deux versions: 60 km. et 100 km.
Pour l'occasion, je me suis acheté un beau vélo chez le fils de Mireille (une amie de Jocelyne) qui tient une boutique (j'y ai aussi pris en vente le magnifique maillot que je porte sur
la photo). J'ai pris celui-là parce qu'il était à prix raisonnable et surtout parce qu'il m'a séduit avec son air sobre. Le voici:
Il est beau, non? C'est le Wingra de Gary Fisher. Je l'ai acheté pour faire le défi mais
aussi pour me remettre à faire un peu de vélo quand même. Et puis c'était la première fois que je me payais un vrai vélo. À 54 ans quand même, c'est pas exagéré.
Nous voilà donc partis avec les copains. Il fait un temps superbe et ça roule tout seul. Quand on est arrivés à l'endroit où il fallait décider si on faisait la boucle du 100 ou celle du 60,
Michel, mon increvable graphiste (il gravirait l'Everest en rigolant celui-là) me conseille de prendre le 60 km. Après tout, c'est ma première randonnée de l'année et je ne me suis pas entraîné.
Mais moi je suis frais comme une rose et je me sens des jambes de 20 ans. Pas question! je fais le 100. T'es sûr? me dit Michel. Là on va suivre le bord du fleuve et il y a du vent de face...
Qu'à cela ne tienne, on y va que je lui dis.
Super Michel, celui que rien n'arrête et qui roule sur une terrible bécane récupérée aux
ordures...
Michel part devant et je ne le reverrai plus avant la fin de l'aventure. Je roule un bon bout de temps avec Johanne et Denis, après tout je devrais être capable de rester dans leur roue à ces
deux-là. Michel, il est bionique, mais Johanne et Denis, c'est du vrai monde...