Accueil

Samedi 1 novembre 2008
Bon! On recommence. En passant, les Canadiens ont perdu dans un drôle de match (j'étais allé voir le hockey avec Laurence, ma fille, à la fin du dernier article). Mais nous ne sommes pas ici pour parler des Canadiens de Montréal . Nous étions sur la langue de barbarie avec Mary Teuw Niane, recteur de l'Université Gaston Berger à St-Louis. Bref, après s'être presque ensablés sur la dune nous sommes partis visiter l'Université. Mary Teuw, généreux de son temps, nous a fait voir tout ce qu'il pouvait et nous a parlé de ses projets tous plus intéressants les uns que les autres. Nous sommes aussi allés acheter quelques melons dans les champs-laboratoire du département d'agriculture.

Dans les champs de l'Université (pour une fois, je suis sur la photo...) (il faisait chaud...)

À l'Université, Mary Teuw devant une céramique en l'honneur de la coopération Italo-Sénégalaise. À l'époque, seul les Italiens ont cru au projet. En passant Gaston Berger est né à St-Louis, sa mère était d'origine St-Louisienne. C'était un philosophe, directeur de l'enseignement supérieur français en 1953, créateur du mot "prospective" et père du chorégraphe Maurice Béjart.

J'aime bien cette photo de l'Université. On se dirigeait vers le bureau de Mary Teuw, qui, pour finir, nous a ammené déjeuner chez lui avec quelques amis. Ce fut une très belle journée en excellente compagnie et j'espère bien pouvoir y retourner un jour.

Et nous voici à nouveau sur la route pour le retour à Dakar. Nous emmenons aussi avec nous la secrétaire du prof. Sylla, directeur de l'ENDSS et on placote et on discute et on s'endort et on roule et on roule et on roule... Ah oui, c'est vrai, la secrétaire du docteur Sylla était venue à St-Louis pour une fête religieuse. Je crois bien avoir vu les gens en procession en ville. J'ai pas de photos mais c'était impressionnant.

Toujours est-il qu'en discutant, je mentionne au chauffeur que je n'étais pas encore allé à la dibiterie. Il me dit Tu aimes le dibi? alors là on va se faire un dibi digne de ce nom quand on va arriver à Dakar et on va se coucher le ventre bien plein!On s'arrête à Thies devant une cabane à dibi. Il descend. Je demande à notre passagère: On ne va pas manger le dibi ici? Elle me répond Non, non il s'arrête pour la prière. Il fait effectivement sa prière mais une fois celle-ci terminée, il se met à négocier une pièce de viande avec le maître-dibiteur. Il me dit, ça va celle-là? 5000 francs (CFA=12$) pour quatre, ça va. Et hop, nous voilà entrés dans le boui-boui, on regarde le tout se friare couper à la machette sur un carton, griller sur le grill chauffé par un énorme tronc d'arbre, saupoudré de poudre magique, servi sur une feuille de papier ciré avec une grosse bouteille de coke. C'était dé-li-cieux, j'en ai encore les papilles qui frémissent... J'ai quelques photos je vous mets ça:

La secrétaire du prof. Sylla devant la dibiterie

On coupe la viande à la machette.

Le grill et ses énormes troncs

On déguste!

Il n'en reste presque déjà plus...

Voilà à quoi ça ressemble quand c'est frais servi (photo qui vient du blogue d'un amateur tchèque de dibi)

C'est bien rassasiés que nous reprenons la route. Il fait noir. En banlieue de Dakar, vers Rufisque, la circulation devient très dense. Le chauffeur qui, jusque là, était très placide, décide de prendre un raccourci à travers les rues de Rufisque... Horreur! Il risque de frapper des piétons à tout instant, on se promène dans des coins absolument perdus (ça, je ne déteste pas) il semble savoir où il va (et il le sait) mais au bout du compte je ne crois pas que ce soit un raccourci. Mais, bon, la voiture roulait au lieu de rester là à la queue leu-leu.

Rentré à Dakar, je peux retourner au Ganalé, dans ma chambre habituelle, puisque la conférence islamique est terminée. C'est là que j'apprends (Ô désolation suprême!) que Habib Koité est venu donner un concert en plein air au Centre culturel français il y a quelques jours. Je finis de vous raconter un peu plus tard, là je dois aller préparer le repas. Ce ne sera pas du dibi, ce sera des pâtes aux vongoles avec un peu d'ail, de câpres et d'huile d'olive, saupoudrées de parmesan avec un petit valpolicella. Je sens que je vous donne faim... À bientôt.
Par François Cauchy - Publié dans : Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés