Accueil

Jeudi 30 octobre 2008

Sunday, June 11, 2006 (J'ai récupéré ce texte sur un ancien blogue que je n'utilise plus, c'est pourquoi il date de plus de deux ans)

 


Bonjour tout le monde,

Je suis a Dakar depuis dimanche soir et il fait beau et chaud. Nous sommes chanceux parce que normalement, il fait plus chaud encore au mois de juin. Au lieu des 30 degrés attendus, nous nous maintenons autour des 25 degrés avec une petite brise qui réconforte.




Le travail avec nos amis sénégalais avance (c’est toutefois toujours plus long que prévu). Hier, on m’a appris une phrase en Wolof qui m’a été bien utile : Nopi len te liguei ! qui veut dire Taisez-vous et travaillez! Je l’ai essayé et ça marche. Mais, sérieusement, je leur ai dit ça a la blague et il m’ont trouvé bien drôle.

Hier, la mère de Madame Sow (Mariam) est décédée. Ça a créé beaucoup de tristesse dans mon équipe de sages femmes, tellement que je me demandais si nous pourrions continuer a travailler. Je suis triste moi aussi pour Madame Sow, qui est si gentille.

Ça ne paraît peut-être pas, mais c’est très fatiguant de travailler a élaborer des cours dans un contexte qui est si différent du nôtre. On remet en question beaucoup de façons de faire mais on ne veut pas non plus imposer les nôtres. Après une journée de travail, on est vidés. Mais, voyez-vous, notre récompense c’est que, quand on sort de nos locaux, on a ce doux soleil qui nous réchauffe et ce petit vent qui nous rafraîchit….

Assez rapidement aussi, il y a l’odeur du diesel et de l’essence qui nous agresse. La plupart des taxis (et ils sont légion) ont des moteurs tellement fatigués qu’on a l’impression qu’ils brûlent plus d’huile que d’essence (au plomb, en passant). Il y a aussi les cars rapides (qui sont tout sauf rapides) et les scooters et autres mobylettes qui y vont de leurs émanations….

Surtout qu’on vient d’entreprendre un grand chantier a Dakar. On refait complètement le boulevard de la corniche (une des principales artères de la ville) avec des voies souterraines et tout le tralala. On est donc obligés de circuler dans le marché Sandaga. Imaginez un peu des taxis, des motos, des piétons, des autobus qui circulent dans un immense centre d’achats a ciel ouvert, pendant que les clients magasinent et le tout dans une rue qui n’est pas plus large qu’un petit couloir de petit centre d’achats. C‘est dément…



Hier soir on est allés (Lyne Céline et moi) dîner au Centre culturel français. Il y avait un spectacle et les tarifs du bar étaient plus élevés. Devant mon étonnement, mon copain le serveur ma dit qu’ils ferait un spécial moins cher pour nous. J’ai mangé leur délicieuse tagine d’agneau et, je ne sais pas si c’est encore l’intervention de mon copain serveur, mais on m’a servi plus généreusement que jamais, le tout accompagné d’une bonne bouteille de Bordeaux, tout juste assez fraîche : le bonheur!

C’était pas trop cher (environ 60 dollars pour trois) surtout que l’entrée pour le spectacle était comprise (environ 7 dollars chacun). En spectacle, il y avait un groupe andalou-arabo-jazz avec une violoniste maghrébin qui jouait comme Jean Luc Ponty et comme Grapelli alternativement. Le tout accompagné par guitares andalouses, percussions et la voix de chanteur Flamenco d’un des guitaristes : excellent.



Aujourd’hui, c’est jour de congé pour les Sénégalais : c’est l’ascension. Ils fêtent tout, les fêtes musulmanes et les fêtes chrétiennes. Ils ne savent pas ce que c’est que l’ascension mais, cou’don’ un congé ça se refuse pas. Dakar est très tranquille aujourd’hui.

Allez, a la prochaine,

François

 

Par François Cauchy - Publié dans : Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés