Hier, j'ai animé, avec Marie-Soleil, la première cérémonie de collation des grades au Collège Montmorency, à l'occasion du 40e anniversaire du Collège.
L'animateur
L'animatrice
De fiers élèves et leurs non moins fiers parents
Ce n'est pas la première fois que j'anime une activité au Collège et j'y prends toujours beaucoup de plaisir. D'autant plus que Marie Soleil et moi nous nous complétons très bien sur scène. Elle est mon «straight-man». Hier, cependant, l'émotion m'a étreint d'une façon inattendue. En effet, de voir tous ces jeunes, fiers d'être là et tous leurs parents et amis, heureux d'endosser de de démultiplier cette fierté, ça m'a ému. En fait, ça fait plus de trente ans que je travaille en éducation parce que je crois que c'est la clef du développement de notre humanité, de ce que nous avons de meilleur en nous. On a rarement, sinon jamais, l'occasion de constater le fruit de nos efforts. Et là, j'avais devant moi des centaines de jeunes et de moins jeunes, fiers de ce qu'ils avaient accompli et heureux de ce qu'ils étaient devenus. Et tous ces gens qui leur disaient qu'ils avaient raison d'être heureux et fiers... Je me suis dit que c'était pour ça qu'on travaillait et que, à l'aube de la retraite, c'était un cadeau pour moi que d'en être témoin.
J'ai donc pris beaucoup de plaisir à animer cette cérémonie tout en y mettant un peu d'épice de mon cru.
J'ai aussi appris qu'un attentat suicide avait eu lieu à Mogadiscio lors d'une remise de diplômes à des diplômés en médecine. Un des étudiants se serait fait exploser au milieu des invités, tuant d'autres étudiants et les ministres de la formation supérieure et de l'éducation, entre autres. Ce matin, j'ai pu voir cet extrait vidéo sur TV5 monde http://www.tv5.org/TV5Site/afrique/index.php?modearchive=1&edition=2&timecode=58. Je ne sais pas s'il sera encore en ligne quand vous voudrez le voir mais ce qui m'a frappé, c'est de voir ces jeunes en toge et mortier, exactement comme ceux d'hier au Collège, attendre patiemment, alors que la mort, tapie près d'eux s'apprêtait à les cueillir en les déchiquettant sauvagement...
Au nom de quelle cause, si «noble» soit-elle, peut-on se permettre de tuer comme ça des gens, certes, mais aussi des jeunes qualifiés en médecine dont la population somalienne, toutes tendances confondues, aurait bien besoin...? C'est aveugle, monstrueux et profondément désolant. Même les Shebab ne veulent pas reconnaître la paternité de cet acte terroriste... C'est dire la répugnance qu'il provoque. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5inJFc80ZTLZM68eenLcN1iYoabrg


