Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Dimanche 15 février 2009
Bonjour tout le monde (comme s'il y avait des hordes de gens avides qui se jetaient sur mes textes comme si, pour eux, c'était vital)...

Je ne sais pas encore de quoi je vais vous parler mais je sens que ça va venir. D'abord, un mot sur la série d'articles de Jonheed Khan, de La Presse, sur le Congo et la tragédie du Kivu. On parle beaucoup du Darfour, et c'est bien, mais on a tendance à oublier le Kivu (région septentrionale de la République du Congo) où sévissent Hutus, Tutsis, armée régulière, et, plus récemment la terrible et sanguinaire Armée de résistance du Seigneur ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_r%C3%A9sistance_du_Seigneur) qui a fait régner la terreur en Ouganda depuis des dizaines d'années. Et, face à tout ça, la force de l'ONU (la MONUC) qui regarde placidement ce qui se passe depuis des années. Jetez un coup d'oeil à http://www.cyberpresse.ca/dossiers/la-presse-au-congo/

Il y a aussi Morgan Tsvanguirai qui a été nommé premier ministre au Zimbabwe. Situation très difficile avec son ennemi juré (Robert Mugabe) comme président, une inflation de je ne sais plus combien de milliards de pour cent, un chômage de 94% et une épidémie de choléra... Je lui souhaite bonne chance, car il va en avoir besoin.

À part ça, c'était le grand Magal de Touba au Sénégal ( http://www.au-senegal.com/+Grand-magal-de-Touba+.html) sur lequel mon ami Sheldon Chad a fait un reportage (en anglais) diffusé cette semaine à la CBC (http://www.cbc.ca/dispatches/  dans le bas de la page)  et, finalement, un beau numéro de Géo en janvier sur le Sénégal (http://www.geo.fr/en-kiosque/geo-janvier-23695).

Ici, c'est toujours l'hiver mais les journées allongent ce qui donne un peu d'espoir. C'était l'anniversaire d'Antoine Hugo le 4 février. On a fêté ça tous ensemble au Pied de cochon, un resto très cochon. C'était très agréable de se retrouver tous ensemble. Il y avait aussi notre nièce Céline et son ami Guillaume qui, entre Banff et Paris, sont revenus passer quelques semaines chez nous avant de repartir à l'aventure en Australie, où on ira peut-être les voir.

Xavier en grande bouffe au Pied de cochon

Antoine et son spare rib de bison accompagné de son cornet de frites.

Antoine a continué les festivités de ses 29 ans (déjà!) en allant dîner avec Odile, sa marraine et en organisant avec les colocataires, un party intergénérationnel du mardi gras. J'étais invité mais le même jour, j'avais l'enterrement d'un de mes oncles (Gilles) à Québec. J'y suis allé avec Odile et nous y avons revu moult oncles, tantes et cousins-cousines. En soirée, j'étais revenu et j'ai pu me présenter à la fête donnée par Antoine, déguisé en Indiana Jones.
Antoine en danseur, moi en Indiana Jones et Mani en kelkechose...

Bon, je l'admets, j'ai plus l'air d'un paysan qui sort de son champ de patates que d'un aventurier de l'arche perdue mais l'intention y était.... J'étais bien content de revoir Mani, un vieux copain d'Antoine qui est devenu avocat (sur la photo, il est un peu vinaigré, mais oui, c'est un avocat).

Je me suis promené dans cette belle jeunesse, cherchant une conversation à interrompre pour m'y glisser maladroitement et j'ai trouvé. Deux Vénézuéliens (Ugo Chavez cherche justement aujourd'hui à amender la constitution par référendum pour se présenter une 3e fois).
Mes amis Vénézuéliens

On a discuté de tout, en commençant par les Argentins qui, selon eux, se prennent pour d'autres et en finissant par se demander si on pouvait être chrétiens sans croire en Dieu... L'un des deux, celui avec el T-Shirt All Blacks, m'a avoué avec une certaine gêne ce qu'il n'aimait pas chez les Québécois (parmi tout un tas de choses qu'il aimait, bien sûr). Il craignait de m'en parler parce qu'il ne voulait pas que je lui en veuille... Il a fini par me dire qu'en résumé, il n'aimait pas que nous trouvions notre bonheur dans la consommation et que nous cherchions à remplir le vide en nous en consommant, en achetant, toujours plus et plus. Que si c'était ça le sens de la vie, lui, il rentrait à la maison. Je n'ai pu que lui donner raison. Pas de rentrer, mais que, oui, on accorde trop de place à la consommation, que si tout le monde vivait comme nous, on aurait besoin de quoi? 5 ou 6 planètes comme la nôtre. Mais que, dès qu'on ralenti notre rythme de consommation (comme actuellement) on se fout dans une crise mondiale. Triste constat. Continue-t-on tête baissée?

Et nous qui bouffions comme des perdus au Pied de cochon... C'était quand même bien bon.

François

Par François Cauchy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 14 décembre 2008


L'hiver est arrivé brusquement. En fait, sur papier, il commence le 21 décembre. Mais il est déjà là. Cette semaine on a bien eu une trentaine de centimètres de neige, avec, au milieu, une couche de glace (un peu de pluie verglaçante, qui tombe en eau et qui gèle au sol) ce qui fait que les roues de voitures patinent joliment, surtout aux intersections. Pour certains, c'est l'enfer. Pour moi, à part le fait que je n'aime pas le froid, ça va. Un petit exemple?

Joli, non? Une chance qu'on a un contrat de déneigement. Je ne veux plus me payer tout ça à la pelle...

À part ça, cette semaine, les policiers ont envahi deux fois l'Université du Québec: colis suspects et tueurs hypothétiques. C'est bien quand même qu'ils prennent ça au sérieux.

 

Mais reprenons où nous en étions. J'étais reparti du Sénégal un peu après Pâques 2008. Fouillons dans nos photos pour voir quelle histoire on va vous raconter...


Ben voilà: c'est ma fameuse randonnée de 100km. Là j'ai l'air joyeux mais je vous jure que je n'en menais pas large un peu plus tard. En fait, je me suis laissé entraîner par des amis du travail qui allaient faire ce qu'on appelle le Défi métropolitain dans le cadre de la Féria du vélo de Montréal. Le Défi c'est une randonnée, avec plusieurs centaines de co-cyclistes, dans la campagne environnante. Il y a deux versions: 60 km. et 100 km.

Pour l'occasion, je me suis acheté un beau vélo chez le fils de Mireille (une amie de Jocelyne) qui tient une boutique (j'y ai aussi pris en vente le magnifique maillot que je porte sur la photo). J'ai pris celui-là parce qu'il était à prix raisonnable et surtout parce qu'il m'a séduit avec son air sobre. Le voici:

Il est beau, non? C'est le Wingra de Gary Fisher. Je l'ai acheté pour faire le défi mais aussi pour me remettre à faire un peu de vélo quand même. Et puis c'était la première fois que je me payais un vrai vélo. À 54 ans quand même, c'est pas exagéré.

Nous voilà donc partis avec les copains. Il fait un temps superbe et ça roule tout seul. Quand on est arrivés à l'endroit où il fallait décider si on faisait la boucle du 100 ou celle du 60, Michel, mon increvable graphiste (il gravirait l'Everest en rigolant celui-là) me conseille de prendre le 60 km. Après tout, c'est ma première randonnée de l'année et je ne me suis pas entraîné. Mais moi je suis frais comme une rose et je me sens des jambes de 20 ans. Pas question! je fais le 100. T'es sûr? me dit Michel. Là on va suivre le bord du fleuve et il y a du vent de face... Qu'à cela ne tienne, on y va que je lui dis.

Super Michel, celui que rien n'arrête et qui roule sur une terrible bécane récupérée aux ordures...

Michel part devant et je ne le reverrai plus avant la fin de l'aventure. Je roule un bon bout de temps avec Johanne et Denis, après tout je devrais être capable de rester dans leur roue à ces deux-là. Michel, il est bionique, mais Johanne et Denis, c'est du vrai monde...

Johanne et Denis (du vrai monde).

C'est vrai que c'est plus difficile sur le bord du fleuve: il vente, il y a beaucoup de voitures et... je me suis quand même déjà tapé une cinquantaine de kilomètres. Mes pauvres fesses n'en peuvent plus: j'ai l'impression d'être assis sur des charbons ardents. Me jambes se demandent ce qu'on peut bien foutre là en ce bel après-midi ensoleillé. Je perds Johanne et Denis, malgré tous mes efforts pour rester avec eux.

À une quinzaine de kilomètres de la fin j'aurais dit oui à quiconque m'aurait offert de monter dans sa voiture... Mais j'ai fini par arriver au bout du parcours.

J'ai encore une fois eu la démonstration que, quand on n'est plus capable, on est encore capable. Quand on est complètement vidé, il reste encore quelque chose. Quand on est complètement découragé, on peut encore continuer. C'est une bonne leçon qui me sera sûrement encore utile.

Ça me fait penser à un livre que je lis actuellement. C'est ma soeur Odile qui me l'a offert pour ma fête. C'est le deuxième tome de Afica Trek. Un couple de Français, milieu trentaine, décide de parcourir l'Afrique à pied du Cap en Afrique du sud, jusqu'au lac de Tibériade en Israel. Vous vous rendez compte? Dans la section que je viens de terminer, ils ont parcouru l'Éthiopie. Ça a été très éprouvant, surtout à cause des enfants qui leur criaient des insultes et leur lançaient des pierres. Personne n'a pu leur expliquer pourquoi ils faisaient ça. C'était comme un jeu pour eux. Mais ce fut très éprouvant pour mes deux marcheurs.

Je cherche le moyen de mettre une vidéo ici. Dès que je trouve comment, je vous la mets. Ça ne marche pas, je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas...

A+

François


Par François Cauchy - Publié dans : chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés