Je ne sais pas encore de quoi je vais vous parler mais je sens que ça va venir. D'abord, un mot sur la série d'articles de Jonheed Khan, de La Presse, sur le Congo et la tragédie du Kivu. On parle beaucoup du Darfour, et c'est bien, mais on a tendance à oublier le Kivu (région septentrionale de la République du Congo) où sévissent Hutus, Tutsis, armée régulière, et, plus récemment la terrible et sanguinaire Armée de résistance du Seigneur ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_r%C3%A9sistance_du_Seigneur) qui a fait régner la terreur en Ouganda depuis des dizaines d'années. Et, face à tout ça, la force de l'ONU (la MONUC) qui regarde placidement ce qui se passe depuis des années. Jetez un coup d'oeil à http://www.cyberpresse.ca/dossiers/la-presse-au-congo/
Il y a aussi Morgan Tsvanguirai qui a été nommé premier ministre au Zimbabwe. Situation très difficile avec son ennemi juré (Robert Mugabe) comme président, une inflation de je ne sais plus combien de milliards de pour cent, un chômage de 94% et une épidémie de choléra... Je lui souhaite bonne chance, car il va en avoir besoin.
À part ça, c'était le grand Magal de Touba au Sénégal ( http://www.au-senegal.com/+Grand-magal-de-Touba+.html) sur lequel mon ami Sheldon Chad a fait un reportage (en anglais) diffusé cette semaine à la CBC (http://www.cbc.ca/dispatches/ dans le bas de la page) et, finalement, un beau numéro de Géo en janvier sur le Sénégal (http://www.geo.fr/en-kiosque/geo-janvier-23695).
Ici, c'est toujours l'hiver mais les journées allongent ce qui donne un peu d'espoir. C'était l'anniversaire d'Antoine Hugo le 4 février. On a fêté ça tous ensemble au Pied de cochon, un resto très cochon. C'était très agréable de se retrouver tous ensemble. Il y avait aussi notre nièce Céline et son ami Guillaume qui, entre Banff et Paris, sont revenus passer quelques semaines chez nous avant de repartir à l'aventure en Australie, où on ira peut-être les voir.
Xavier en grande bouffe au Pied de cochon
Antoine et son spare rib de bison accompagné de son cornet de frites.Antoine a continué les festivités de ses 29 ans (déjà!) en allant dîner avec Odile, sa marraine et en organisant avec les colocataires, un party intergénérationnel du mardi gras. J'étais invité mais le même jour, j'avais l'enterrement d'un de mes oncles (Gilles) à Québec. J'y suis allé avec Odile et nous y avons revu moult oncles, tantes et cousins-cousines. En soirée, j'étais revenu et j'ai pu me présenter à la fête donnée par Antoine, déguisé en Indiana Jones.
Antoine en danseur, moi en Indiana Jones et Mani en kelkechose...Bon, je l'admets, j'ai plus l'air d'un paysan qui sort de son champ de patates que d'un aventurier de l'arche perdue mais l'intention y était.... J'étais bien content de revoir Mani, un vieux copain d'Antoine qui est devenu avocat (sur la photo, il est un peu vinaigré, mais oui, c'est un avocat).
Je me suis promené dans cette belle jeunesse, cherchant une conversation à interrompre pour m'y glisser maladroitement et j'ai trouvé. Deux Vénézuéliens (Ugo Chavez cherche justement aujourd'hui à amender la constitution par référendum pour se présenter une 3e fois).
Mes amis VénézuéliensOn a discuté de tout, en commençant par les Argentins qui, selon eux, se prennent pour d'autres et en finissant par se demander si on pouvait être chrétiens sans croire en Dieu... L'un des deux, celui avec el T-Shirt All Blacks, m'a avoué avec une certaine gêne ce qu'il n'aimait pas chez les Québécois (parmi tout un tas de choses qu'il aimait, bien sûr). Il craignait de m'en parler parce qu'il ne voulait pas que je lui en veuille... Il a fini par me dire qu'en résumé, il n'aimait pas que nous trouvions notre bonheur dans la consommation et que nous cherchions à remplir le vide en nous en consommant, en achetant, toujours plus et plus. Que si c'était ça le sens de la vie, lui, il rentrait à la maison. Je n'ai pu que lui donner raison. Pas de rentrer, mais que, oui, on accorde trop de place à la consommation, que si tout le monde vivait comme nous, on aurait besoin de quoi? 5 ou 6 planètes comme la nôtre. Mais que, dès qu'on ralenti notre rythme de consommation (comme actuellement) on se fout dans une crise mondiale. Triste constat. Continue-t-on tête baissée?
Et nous qui bouffions comme des perdus au Pied de cochon... C'était quand même bien bon.
François
Joli, non? Une chance qu'on a un contrat de déneigement. Je ne veux plus me payer tout ça à
la pelle...
Il est beau, non? C'est le Wingra de Gary Fisher. Je l'ai acheté pour faire le défi mais
aussi pour me remettre à faire un peu de vélo quand même. Et puis c'était la première fois que je me payais un vrai vélo. À 54 ans quand même, c'est pas exagéré.
Super Michel, celui que rien n'arrête et qui roule sur une terrible bécane récupérée aux
ordures...


