On en était où déjà? ah oui, dans le Minervois avec Antoine. En fait, au moment où j'écris ces lignes, il y est retourné pour les vendanges et autres travaux, après un long passage à Rome avec Florence, que je n'ai pas eu encore le plaisir de rencontrer, et un petit crochet par ici, dont nous reparlerons, pour une historie de visa. Mais, retournons à Cesseras.
En fait, ce beau matin du 5 décembre 2007, on part se promener dans le coin.
Ça, c'est les Pyrénées vues de la fenêtre du Château où nous logeons.
Cesseras et sa région profitent d'un micro-climat où le vent presque toujours violent chasse les nuages (explication simpliste d'un phénomène réel). Donc, nous partons tous les deux explorer le
coin.
Les toits de Cesseras.
Après un assez long trajet dans l'arrière pays, nous aboutissons chez une copine bergère qu'Antoine devait voir pour une question de sous. La maison est perdue entre nulle part et ailleurs et la
copine est bergère... quand même, c'est spécial non?
La maison de la bergère.
Bon, comme elle n'est pas là, on repart. Ce qui nous permet, sur des routes plus petites que minuscules de voir quelques jolis panoramas dans la garrigue. Et ça sent les fines herbes, et il fait beau. C'est super.
Une ligne pointillée qui, ma foi, ne sert pas à grand-chose sur une route qui a à peine la largeur d'une voiture...
La garrigue et le garrigou (ou le garou gui?) (qui? Garou? où?) (derrière le buisson...) (Je croyais avoir créé un néologisme mais il y a des garrigou en France, dont un champion cycliste...)
Après une longue route sur laquelle nous avons croisé des chasseurs de sanglier et des sangleurs d'échassier, nous arrivons pour déjeuner à St-Chinian. Je trouve très agréable de me trouver dans une ville qui porte le nom d'un vin que j'aime bien. D'ailleurs, toute la petite ville, agréablement située, respire le vin. On a mangé au café de la poste (enfin, quelque chose comme ça) des ragoûts, sauce au St-Chinian qui étaient très bons. Antoine a mangé un ragoût d'antilope je crois. Antilope? Quand on a demandé au serveur il a paru étonné qu'on demande, il est allé s'enquérir auprès du cuisinier qui lui a répondu que c'était ça qu'il y avait chez le boucher... Et toc! pour l'antilope. Mais quand même, vous aussi non? vous trouvez ça spécial de l'antilope dans un bistro St-Chinianais?
Fait beau et chaud à St-Chinian (petit rappel, on est le 5 décembre...).
Drôle d'association: on t'emmène en ambulance, on te charcute et on t'embaume. Vite fait, bien fait.
La petite ville est séparée en deux par cette petite rivière qui forme un joli petit vallon derrière les petits jardins des petites maisons.
Antoine en pays de connaissance...
Nous avons fait la tournée des petits ducs dans les magavins dont un, avec des connaisseurs plutôt sympas, et nous sommes repartis, le coeur guilleret et l'âme gouleyante, sur les belles routes de France. Je me suis fait flasher par un flash pirate mais je n'ai jamais eu de nouvelles... Probablement un photographe ivre.
Le lendemain, Antoine m'emmène dans ses vignes. En fait ce sont celles de sa patronne mais je crois qu'elle aime bien qu'il les considère un peu comme les siennes.
Entre vieux ceps, on se comprend...
Cabane de berger en pierre des champs avec viticulteur-claveciniste en prime.
Ce soir, on est invités à dîner chez Christine et Gérard, à Montolieu (vous savez bien, le village du livre...) (ah bon, je croyais que tout le monde connaissait...) . On en profite pour y aller par le chemin des écoliers. On passe par les grottes de je-sais-plus-comment-ça-s'appelait. C'était très impressionnant avec des paysages à couper le souffle (on a d'ailleurs dû se faire réanimer plusieurs fois)
Ça c'est le village de je-sais-plus-où là où il y avait les grottes au souffle coupé.
Grottes du coupe-souffle.
Nous voici à Pont-à-vélo
Nous sommes aussi passés par Lastours où nous avons vu les ruines des châteaux cathares. C'était très beau (encore des problèmes de souffle...)
En fait, ce qui m'a fasciné pendant cette balade, c'est l'évolution du paysage, de la végétation et du climat qui va avec. En un après midi nous en avons vu de toutes les couleurs. C'est, selon
moi, un des grands attraits de la France. Une telle diversité de paysages, de cultures, de cuisines, de traditions, sur un si petit bout de terre, c'est fascinant...
Arrivés chez Christine et Gérard, bel accueil soirée sympa et retour au bercail.
Nos hôtes: Christine et Gérard.
Le lendemain, on part à la recherche de la mer en passant par Narbonne. Balade intéressante dans les rues de la ville où il y eut jadis une révolte de vignerons. Ce que j'ai préféré, c'est le déjeuner aux halles avec la bouchère qui lance la viande emballée au cuisinier, par dessus l'allée et au-dessus de nos têtes, avec le petit pinard à volonté et les habitués du coin. C'était pas de la gastronomie mais c'était bon.
La révolte des vignerons. Photo prise cent ans plus tôt, de l'endroit où on était.
Viens par là ma jolie baudroie. Je sais pas si c'est bon, mais c'est pas beau...
Le bistro sympa (Le zinc) aux halles (ah oui, l'autre où Antoine voulait m'emmener (Chez Bébelle), juste à côté, était déjà tout réservé)
C'est vrai que c'est pas de l'onglet de chevreau sur son lit de verdurette nappé d'un coulis de vergogne à la glandouillette flambée, mais c'est bon et ça tient au corps. Je n'oublierai jamais ce moment...
Pas plus que cet autre d'ailleurs où je mangeai le dibi à Thies... mais nous nous égarons, revenons à Narbonne.
Promenade dans la jolie ville, à la recherche d'un endroit public mais clos où nous pourrions en toute civilité et quiétude soulager notre vessie qui menaçait cruellement de se fissurer lamentablement. Peine perdue...
Aux grands maux les grands moyens, que la fin justifie... Allons aux urnes, c'est démocratique (Antoine a aussi pris une photo de moi, que je vous épargne).
Le reste de l'après midi fur passé à chercher une épave en écumant des stations balnéaires horribles. Nous trouvâmes l'épave qui s'avéra être un casino. Notre romantisme pirate s'échoua lamentablement dans les sables froids de la côte-aux-richards sans goût...
Le casino, qui n'a de charmant que le prénom de belle-maman...
Nous avons fini la soirée très agréablement (après être passés chez Bubu qui nous a fait goûter un vin pas possible (non, mais il est trop jeune, ça va venir!)) chez des amis d'Antoine (Hervé et Denise) et leur charmante fille (Zoé?).
Le lendemain, déjà le départ, les adieux et tout et tout. Je repars par l'autoroute qui traverse la France par Clermont-Ferrand, ce qui me donne l'occasion de prendre le viaduc de Millau.
La route est longue et il ne fait pas beau. J'arrive dans la région parisienne où je tourne en ronds en ne voyant à peu près rien à cause du crachin et du noir transi qui me menacent de leurs miasmes dégueulasses, quand, enfin, j'arrive à bon port dans la chaumière accueillante d'Anick et de Bernard qui avaient invité la famille à venir dîner avec moi. C'est gentil non?
Retour au Québec.
À bientôt, pour de nouvelles-z-et trépidantes-z-aventures!
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C’est un petit village près d’Olonzac, entre
Carcassonne et Narbonne. Quatre cents habitants, un petit café avec le patron, Gugu, et les habitués, dont Pastissou (devinez d’où il tient son surnom…) une petite épicerie, des ruelles
médiévales et un château, que nous habitons (un vin porte son nom :
Ça se résume à peu près à ça. Tranquille, c’est le
moins qu’on puisse dire. Y’a aussi une église, fermée, dont Antoine se fait ouvrir la porte de temps en temps pour aller toucher l’orgue qui, paraît-il, n’est pas terrible.


